Libreville remet de l'ordre dans ses marchés : sous l'impulsion du maire Eugène Mba, la municipalité fixe les règles et serre la vis contre les occupations illégales
Depuis l'arrivée d'Eugène Mba à la tête de la Mairie centrale de Libreville, les signaux d'une volonté de restaurer l'autorité municipale se multiplient. Après plusieurs initiatives visant à améliorer la gouvernance locale et l'organisation de la capitale gabonaise, l'exécutif communal s'attaque désormais à un secteur aussi stratégique que sensible : les marchés municipaux. Dans un communiqué publié le 11 juin 2026, la mairie fixe officiellement les droits de place applicables aux commerçants et annonce un renforcement des contrôles afin de mettre fin aux occupations anarchiques du domaine public.
Cette décision répond à une préoccupation récurrente des commerçants, nombreux à dénoncer le manque de clarté sur les montants réellement exigés dans les différents marchés de Libreville. En réaffirmant les tarifs arrêtés par les délibérations municipales en vigueur, la commune entend instaurer davantage de transparence dans la perception des recettes publiques et lutter contre les pratiques irrégulières qui fragilisent la confiance entre les usagers et l'administration.
Des tarifs clairement définis selon les activités
Le communiqué municipal établit une grille tarifaire précise en fonction de la nature des activités commerciales.
Les vendeurs de vivres en petite quantité installés sur des étals devront désormais s'acquitter d'un droit de place journalier de 1 000 FCFA au marché de Mont-Bouët, contre 500 FCFA dans les autres marchés municipaux.
Les commerçants spécialisés dans la vente de friperies paieront 1 000 FCFA par jour, quel que soit le marché où ils exercent.
Pour les vendeurs commercialisant leurs marchandises directement à partir de véhicules ou proposant des stocks de bananes, de taros, d'ignames et autres produits vivriers, le droit de place est fixé à 2 000 FCFA par jour sur l'ensemble du territoire communal.
Les activités installées dans des conteneurs devront verser 4 000 FCFA quotidiennement.
Enfin, les vendeurs de tissus et de marchandises diverses s'acquitteront de 500 FCFA pour un petit stand et de 1 000 FCFA pour un grand stand, conformément aux dispositions détaillées dans le communiqué de la mairie.
Une collecte des recettes désormais mieux encadrée
Au-delà des montants fixés, la municipalité entend également sécuriser le processus de perception des recettes. Seuls les agents municipaux dûment habilités seront autorisés à encaisser les droits de place. Chaque paiement donnera obligatoirement lieu à la remise d'un timbre municipal correspondant au montant versé, garantissant ainsi la traçabilité des fonds avant leur reversement auprès du receveur municipal.
Cette mesure vise à limiter les détournements, à combattre les prélèvements illicites et à renforcer la transparence dans la gestion des finances communales.
La mairie rappelle également que les commerçants installés sur le domaine public communal en dehors des marchés municipaux demeurent soumis au paiement des droits de place lorsqu'ils ne disposent pas des documents fiscaux requis. À l'inverse, ceux qui présentent des justificatifs en règle pourront bénéficier des dispositions prévues par la réglementation.
Tolérance zéro contre les occupations irrégulières
Le communiqué adopte un ton particulièrement ferme à l'égard des contrevenants. Tout commerçant occupant un emplacement sans autorisation municipale ou refusant de s'acquitter des droits de place s'expose désormais à des sanctions administratives conformément aux textes en vigueur.
À travers cette réforme, la municipalité affiche une ambition plus large : restaurer l'ordre dans les espaces marchands, améliorer la mobilisation des recettes locales et garantir des conditions de concurrence plus équitables entre les commerçants.
Depuis son accession à la tête de la Mairie centrale de Libreville, Eugène Mba multiplie les initiatives destinées à renforcer la discipline dans la gestion des affaires municipales. Ce rappel des règles applicables dans les marchés s'inscrit dans cette dynamique de réorganisation de la capitale, où la transparence, le respect de la réglementation et la bonne gouvernance sont progressivement érigés en principes de gestion. Pour la municipalité, le fonctionnement ordonné des marchés ne relève pas seulement de la collecte des recettes ; il constitue également un enjeu de salubrité, d'équité économique et de qualité du service public offert aux Librevillois.
Par Fredhérick EBIE EVOUNA Tel : 077410903
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