𝗣𝗮𝘂𝗹 𝗕𝗶𝘆𝗮 𝗮𝗯𝘀𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝟰𝟬 𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀 : 𝗹𝗲 𝗺𝗮𝗹𝗮𝗶𝘀𝗲 𝘀'𝗶𝗻𝘀𝘁𝗮𝗹𝗹𝗲


𝐀𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧, 𝐥'𝐚𝐛𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐥𝐨𝐧𝐠é𝐞 𝐝𝐮 𝐩𝐫é𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐁𝐢𝐲𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞 𝐝'𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐯𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐨𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞. 𝐃𝐞𝐩𝐮𝐢𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝐪𝐮𝐚𝐫𝐚𝐧𝐭𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬, 𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐞 𝐥'É𝐭𝐚𝐭 𝐬𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞 𝐡𝐨𝐫𝐬 𝐝𝐮 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥, 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐢𝐭𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐡𝐚𝐛𝐢𝐭𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐧𝐨𝐮𝐫𝐫𝐢𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐫𝐨𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬, 𝐢𝐧𝐪𝐮𝐢é𝐭𝐮𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐬𝐩é𝐜𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐥'𝐨𝐩𝐢𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐦𝐚𝐥𝐠𝐫é 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐬𝐬𝐮𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐫é𝐩é𝐭é𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫.

Le 21 juillet, Jacques Fame Ndongo, ministre d'État et secrétaire national à la communication du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), a tenté de mettre fin aux rumeurs. « Il n'y a aucune vacance de pouvoir au sommet de l'État », a-t-il déclaré, affirmant que les institutions fonctionnent normalement et que l'action gouvernementale se poursuit sans interruption.

Mais cette prise de parole n'a pas suffi à convaincre. Sur les réseaux sociaux et dans les milieux politiques, de nombreuses voix dénoncent le manque de transparence autour de l'absence du président. L'absence d'informations précises sur son état de santé ou sur ses activités entretient un climat d'incertitude qui alimente les débats.

Pour plusieurs observateurs, cette séquence met en évidence la forte personnalisation du pouvoir au Cameroun. Dans un système où la figure présidentielle demeure au cœur des décisions, chaque absence prolongée du chef de l'État prend une portée politique considérable. Au-delà des mécanismes institutionnels, c'est aussi la question de la confiance des citoyens envers les autorités qui est posée.

Le gouvernement, de son côté, insiste sur la continuité de l'État. Les administrations poursuivent leurs missions, les décisions sont prises et aucun dysfonctionnement institutionnel majeur n'a été constaté. Sur le plan juridique, les autorités estiment donc qu'il n'existe aucune vacance du pouvoir.

Cette lecture ne dissipe toutefois pas toutes les inquiétudes. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, des tensions sociales et des difficultés économiques, une partie de la population considère que la présence du chef de l'État revêt également une forte dimension symbolique. Pour plusieurs analystes, la communication officielle apparaît insuffisante pour répondre aux attentes d'une opinion publique en quête de davantage de clarté.

Au-delà de l'actualité immédiate, cette controverse ravive un débat plus large sur la gouvernance et l'avenir politique du Cameroun. À 93 ans, Paul Biya figure parmi les chefs d'État en exercice les plus âgés au monde. Si la question de sa succession reste rarement abordée officiellement, elle s'impose progressivement dans les analyses politiques et les discussions publiques.

En l'absence d'annonce sur une date de retour du président, les interrogations persistent. Cette séquence rappelle que la stabilité d'un État ne repose pas uniquement sur le fonctionnement de ses institutions, mais également sur la transparence de la communication publique et la confiance qu'elle inspire aux citoyens.

Par Fredhérick EBIE EVOUNA Tel : 077410904

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