𝗚𝗮𝗯𝗼𝗻–𝗚𝘂𝗶𝗻é𝗲 é𝗾𝘂𝗮𝘁𝗼𝗿𝗶𝗮𝗹𝗲 : 𝗟𝗶𝗯𝗿𝗲𝘃𝗶𝗹𝗹𝗲 𝗰𝗹𝗮𝗿𝗶𝗳𝗶𝗲 𝗹’𝗮𝗰𝗰𝗼𝗿𝗱 𝗱’𝗔𝗱𝗱𝗶𝘀-𝗔𝗯𝗲𝗯𝗮 𝗲𝘁 𝗿é𝗮𝗳𝗳𝗶𝗿𝗺𝗲 𝘀𝗲𝘀 𝗽𝗼𝘀𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝗹’𝗮𝗿𝗿ê𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗖𝗜𝗝
𝗙𝗮𝗰𝗲 𝗮𝘂𝘅 𝗻𝗼𝗺𝗯𝗿𝗲𝘂𝘀𝗲𝘀 𝗿é𝗮𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝘀𝘂𝘀𝗰𝗶𝘁é𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗮 𝘀𝗶𝗴𝗻𝗮𝘁𝘂𝗿𝗲, 𝗹𝗲 𝟮𝟴 𝗷𝘂𝗶𝗹𝗹𝗲𝘁 𝟮𝟬𝟮𝟲 à 𝗔𝗱𝗱𝗶𝘀-𝗔𝗯𝗲𝗯𝗮, 𝗱’𝘂𝗻 𝗮𝗰𝗰𝗼𝗿𝗱 𝗱’𝗲𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗼𝗻𝗷𝗼𝗶𝗻𝘁 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲 𝗚𝗮𝗯𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗹𝗮 𝗚𝘂𝗶𝗻é𝗲 é𝗾𝘂𝗮𝘁𝗼𝗿𝗶𝗮𝗹𝗲, 𝗹𝗮 𝗣𝗿é𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗥é𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗴𝗮𝗯𝗼𝗻𝗮𝗶𝘀𝗲 𝗮 𝗱é𝗰𝗶𝗱é 𝗱’𝗮𝗽𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲𝗿 𝗱𝗲𝘀 é𝗰𝗹𝗮𝗶𝗿𝗰𝗶𝘀𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀. 𝗢𝗯𝗷𝗲𝗰𝘁𝗶𝗳 : 𝗿é𝘁𝗮𝗯𝗹𝗶𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗮𝗶𝘁𝘀 𝗲𝘁 𝗱𝗶𝘀𝘀𝗶𝗽𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗽𝗿é𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗷𝘂𝗴é𝗲𝘀 𝗲𝗿𝗿𝗼𝗻é𝗲𝘀 𝗿𝗲𝗹𝗮𝘆é𝗲𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗰𝗲𝗿𝘁𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗺é𝗱𝗶𝗮𝘀 𝗲𝘁 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗿é𝘀𝗲𝗮𝘂𝘅 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝘂𝘅.
Au cœur de cette mise au point : l’application de l’arrêt rendu le 19 mai 2025 par la Cour internationale de justice (CIJ) dans le différend frontalier opposant Libreville et Malabo. Pour les autorités gabonaises, l’accord conclu sous l’égide de l’Union africaine ne constitue en aucun cas une remise en cause de la décision de la juridiction internationale.
La Présidence précise que les deux États ont simplement accepté la médiation proposée par l’organisation continentale afin d’accompagner la mise en œuvre de cet arrêt. Une démarche qui vise à transformer une décision juridique en un processus concret, organisé et concerté.
Un cadre de dialogue, pas une nouvelle négociation
L’accord signé à Addis-Abeba représente avant tout un mécanisme de travail commun. Il doit permettre aux deux pays de définir les modalités pratiques d’application des décisions de la CIJ, dans un esprit de dialogue, de responsabilité et de coopération.
Un mécanisme conjoint sera ainsi mis en place avec l’accompagnement de l’Union africaine, chargée de faciliter les échanges entre les deux parties et de créer les conditions d’une mise en œuvre apaisée.
Pour les autorités gabonaises, cette approche traduit une volonté claire : privilégier le droit international et les voies pacifiques de règlement des différends, tout en préservant les relations historiques de fraternité avec la Guinée équatoriale.
Libreville veut rassurer l’opinion nationale
Dans son communiqué, la Présidence de la République insiste sur un point essentiel : cet accord ne représente ni un abandon des intérêts nationaux, ni une nouvelle discussion sur la souveraineté du Gabon.
Il s’agit, affirme-t-elle, d’une étape diplomatique destinée à garantir l’exécution de la décision de la Cour internationale de justice, dans le respect des engagements internationaux du pays.
Cette clarification intervient dans un contexte où les questions liées aux frontières et à la souveraineté demeurent particulièrement sensibles dans l’opinion publique. En choisissant la voie du dialogue encadré par l’Union africaine, Libreville entend afficher une posture à la fois ferme sur ses droits et ouverte à une résolution pacifique.
Désormais, l’enjeu sera de faire vivre ce mécanisme conjoint afin que l’arrêt de la CIJ puisse être appliqué dans un climat de stabilité, de confiance et de coopération régionale.
Par Fredhérick EBIE EVOUNA Tel : 077410903
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