𝗟𝗶𝗯𝗿𝗲𝘃𝗶𝗹𝗹𝗲 𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗹𝗮 𝗳𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝗹'𝗮𝗻𝗮𝗿𝗰𝗵𝗶𝗲 𝘂𝗿𝗯𝗮𝗶𝗻𝗲 : 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗶𝗿𝗶𝗲 𝗹𝗮𝗻𝗰𝗲 𝘂𝗻 𝘂𝗹𝘁𝗶𝗺𝗮𝘁𝘂𝗺 𝗱𝗲 𝘁𝗿𝗼𝗶𝘀 𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗮𝘃𝗮𝗻𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝘃𝗮𝘀𝘁𝗲 𝗼𝗽é𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗱é𝗴𝘂𝗲𝗿𝗽𝗶𝘀𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁
𝑰𝒍 𝒆𝒔𝒕 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒖𝒏𝒊𝒒𝒖é𝒔 𝒂𝒅𝒎𝒊𝒏𝒊𝒔𝒕𝒓𝒂𝒕𝒊𝒇𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒑𝒂𝒔𝒔𝒆𝒏𝒕 𝒊𝒏𝒂𝒑𝒆𝒓ç𝒖𝒔. 𝑪𝒆𝒍𝒖𝒊 𝒔𝒊𝒈𝒏é 𝒍𝒆 10 𝒋𝒖𝒊𝒍𝒍𝒆𝒕 2026 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒆 𝒎𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝑳𝒊𝒃𝒓𝒆𝒗𝒊𝒍𝒍𝒆, 𝑬𝒖𝒈è𝒏𝒆 𝑴'𝒃𝒂 , 𝒂𝒑𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒆𝒏𝒕 à 𝒖𝒏𝒆 𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒂𝒖𝒕𝒓𝒆 𝒄𝒂𝒕é𝒈𝒐𝒓𝒊𝒆. 𝑫𝒆𝒓𝒓𝒊è𝒓𝒆 𝒔𝒐𝒏 𝒍𝒂𝒏𝒈𝒂𝒈𝒆 𝒋𝒖𝒓𝒊𝒅𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒔𝒆 𝒅𝒆𝒔𝒔𝒊𝒏𝒆 𝒖𝒏 𝒎𝒆𝒔𝒔𝒂𝒈𝒆 𝒔𝒂𝒏𝒔 𝒂𝒎𝒃𝒊𝒈𝒖ï𝒕é : 𝒍𝒂 𝒄𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒍𝒆 𝒈𝒂𝒃𝒐𝒏𝒂𝒊𝒔𝒆 𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒖𝒏𝒆 𝒏𝒐𝒖𝒗𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒑𝒉𝒂𝒔𝒆 𝒅𝒆 𝒓𝒆𝒄𝒐𝒏𝒒𝒖ê𝒕𝒆 𝒅𝒆 𝒔𝒐𝒏 𝒆𝒔𝒑𝒂𝒄𝒆 𝒑𝒖𝒃𝒍𝒊𝒄. 𝑻𝒓𝒐𝒊𝒔 𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔. 𝑷𝒂𝒔 𝒖𝒏 𝒅𝒆 𝒑𝒍𝒖𝒔. 𝑪'𝒆𝒔𝒕 𝒍𝒆 𝒅é𝒍𝒂𝒊 𝒂𝒄𝒄𝒐𝒓𝒅é 𝒂𝒖𝒙 𝒐𝒄𝒄𝒖𝒑𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒊𝒍𝒍é𝒈𝒂𝒖𝒙 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒔𝒆 𝒎𝒆𝒕𝒕𝒓𝒆 𝒆𝒏 𝒄𝒐𝒏𝒇𝒐𝒓𝒎𝒊𝒕é 𝒂𝒗𝒂𝒏𝒕 𝒍𝒆 𝒍𝒂𝒏𝒄𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅'𝒖𝒏𝒆 𝒐𝒑é𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅'𝒆𝒏𝒗𝒆𝒓𝒈𝒖𝒓𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒑𝒓𝒐𝒎𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒓𝒆𝒅𝒆𝒔𝒔𝒊𝒏𝒆𝒓 𝒍𝒆 𝒗𝒊𝒔𝒂𝒈𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒍𝒍𝒆.
Cette annonce marque un tournant dans la politique municipale. Elle traduit la volonté des autorités de rompre avec des années d'occupation anarchique du domaine public, un phénomène qui, progressivement, a transformé plusieurs quartiers en espaces où l'intérêt collectif s'efface devant les initiatives individuelles.
Une ville confrontée à l'épreuve de l'ordre
Dans son communiqué, la mairie informe les opérateurs économiques et l'ensemble des populations de Libreville qu'une vaste campagne de lutte contre l'insalubrité et l'occupation anarchique du domaine public est désormais engagée.
L'objectif est clair : restaurer l'ordre urbain, améliorer les conditions de circulation, renforcer la salubrité publique et préserver l'image de la capitale.
L'administration municipale s'appuie sur un arsenal juridique solide, notamment les textes relatifs à la décentralisation, à l'urbanisme, à l'hygiène publique ainsi qu'à la réglementation de l'occupation du domaine communal. Une manière de rappeler que cette opération ne relève ni de l'improvisation ni d'une décision circonstancielle, mais s'inscrit dans le strict respect du droit.
Les principales cibles de l'opération
La mairie annonce que les services municipaux interviendront prioritairement sur :
• les marchés et commerces installés de manière anarchique sur les voies publiques ;
• les garages improvisés et stations de lavage illicites ;
les épaves et véhicules abandonnés ;
• les encombrants qui obstruent les espaces publics ;
• les constructions irrégulières ainsi que toutes les occupations illégales du domaine communal.
À travers cette liste, la municipalité entend s'attaquer aux principales causes de la dégradation du cadre de vie dans plusieurs quartiers de Libreville.
Trois jours pour agir avant les sanctions
Le communiqué laisse peu de place à l'interprétation. Les contrevenants disposent d'un délai de grâce de trois jours pour procéder volontairement à leur mise en conformité.
Passé ce délai, les opérations de déguerpissement seront exécutées par les services compétents. Les personnes concernées s'exposent non seulement à l'enlèvement forcé de leurs installations, mais également aux poursuites et sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Le document précise d'ailleurs que cette communication tient lieu de dernier avertissement avant exécution, signe de la détermination des autorités municipales.
Entre fermeté et appel au civisme
Au-delà de la dimension coercitive, la mairie invite les citoyens à faire preuve de responsabilité collective.
Dans un appel solennel, elle exhorte les habitants à contribuer à la préservation de l'ordre urbain, de la salubrité et de l'image de Libreville. Le message est limpide : une capitale moderne ne se construit pas uniquement à travers les infrastructures, mais aussi par le respect des règles qui organisent la vie commune.
Cette campagne s'inscrit ainsi dans une vision plus large de modernisation de la ville, où la propreté, la fluidité de la circulation et la protection du domaine public deviennent les piliers d'un développement urbain durable.
Une capitale à la croisée des chemins
Comme un jardin longtemps laissé sans entretien, une ville finit toujours par refléter le degré de vigilance de ceux qui l'administrent et de ceux qui l'habitent. En choisissant de passer de la sensibilisation à l'action, la mairie de Libreville affirme sa volonté de reprendre le contrôle de l'espace public.
Reste désormais à savoir comment cette opération sera accueillie sur le terrain et si elle permettra de concilier fermeté administrative, justice sociale et adhésion citoyenne. Une certitude toutefois : avec cet ultimatum de trois jours, Libreville ouvre un nouveau chapitre de son histoire urbaine, où la restauration de l'ordre apparaît comme le préalable à l'ambition d'une capitale plus propre, plus sûre et résolument tournée vers l'avenir.
Par Fredhérick EBIE EVOUNA Tel : 077410903
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