𝗕𝗮𝗸𝗼𝘂 2026 : 𝗹𝗲 𝗚𝗮𝗯𝗼𝗻 𝗨15 𝗲𝗻𝗰𝗮𝗶𝘀𝘀𝗲 20 𝗯𝘂𝘁𝘀, 𝗹𝗮 𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝗻 𝗽𝗿𝗼𝗰è𝘀

𝗤𝘂𝗮𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗮𝘁𝗰𝗵𝘀, 𝗾𝘂𝗮𝘁𝗿𝗲 𝗱é𝗳𝗮𝗶𝘁𝗲𝘀, 𝘃𝗶𝗻𝗴𝘁 𝗯𝘂𝘁𝘀 𝗲𝗻𝗰𝗮𝗶𝘀𝘀é𝘀. 𝗗𝗲𝗿𝗿𝗶è𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗵𝗶𝗳𝗳𝗿𝗲𝘀, 𝗰'𝗲𝘀𝘁 𝘁𝗼𝘂𝘁𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗵𝗮î𝗻𝗲 𝗱𝗲 𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗳𝗼𝗼𝘁𝗯𝗮𝗹𝗹 𝗴𝗮𝗯𝗼𝗻𝗮𝗶𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘀𝘁 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗿𝗼𝗴é𝗲. 𝗕𝗔𝗞𝗢𝗨 – 𝗜𝗹 𝘆 𝗮 𝗱𝗲𝘀 𝗯𝗶𝗹𝗮𝗻𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝘀𝗲 𝗹𝗶𝘀𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝘃𝗲𝗿𝗱𝗶𝗰𝘁𝘀. 𝗖𝗲𝗹𝘂𝗶 𝗱𝗲𝘀 𝗷𝗲𝘂𝗻𝗲𝘀 𝗣𝗮𝗻𝘁𝗵è𝗿𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗚𝗮𝗯𝗼𝗻 𝗮𝘂 𝗠𝗼𝗻𝗱𝗶𝗮𝗹 𝗲𝘁 𝗙𝗲𝘀𝘁𝗶𝘃𝗮𝗹 𝗙𝗜𝗙𝗔 𝗨15 𝗱𝗲 𝗕𝗮𝗸𝗼𝘂 𝗲𝘀𝘁 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘂𝘅-𝗹à : 𝗮𝘂𝗰𝘂𝗻 𝗽𝗼𝗶𝗻𝘁 𝗿é𝗰𝗼𝗹𝘁é, 𝗰𝗶𝗻𝗾 𝗯𝘂𝘁𝘀 𝗺𝗮𝗿𝗾𝘂é𝘀, 𝘃𝗶𝗻𝗴𝘁 𝗲𝗻𝗰𝗮𝗶𝘀𝘀é𝘀. 26 𝗼𝗰𝘁𝗼𝗯𝗿𝗲, 𝗳𝗮𝗰𝗲 à 𝗹𝗮 𝗕𝘂𝗹𝗴𝗮𝗿𝗶𝗲 (3-2), 𝗮𝗽𝗿è𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗱é𝗳𝗮𝗶𝘁𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲 𝗟𝗲𝘀𝗼𝘁𝗵𝗼, 𝗹𝗮 𝗟𝗲𝘁𝘁𝗼𝗻𝗶𝗲 𝗲𝘁 𝗹'É𝗰𝗼𝘀𝘀𝗲.

Des chiffres sévères, mais pas toute l'histoire

Ces adolescents de quinze ans ont osé se mesurer au monde. Contre la Bulgarie, ils ont poussé leur adversaire jusqu'au bout, dans un match où la différence s'est jouée sur des détails. Mais les chiffres des autres rencontres disent aussi, sans détour, un écart de préparation, de repères collectifs et d'exposition au très haut niveau.
Il serait injuste d'en faire porter le poids à ces gamins. Ils ne sont pas coupables de ce que le système n'a pas pu leur offrir. Ils sont, au contraire, le témoignage vivant de ce que le football gabonais produit, et de ce qu'il pourrait produire s'il s'en donnait les moyens.

Une aventure qui n'est pas terminée

Car l'histoire continue. Les jeunes Gabonais doivent encore disputer d'autres rencontres jusqu'au 30 octobre. L'enjeu change de nature : il ne s'agit plus de victoires, mais d'apprentissage. Chaque minute passée face à des équipes mieux rodées est une leçon de rythme, de placement, de gestion de la pression. À cet âge, une défaite bien analysée forme parfois plus qu'une victoire facile.

L'heure des choix pour la Fegafoot 

C'est ici que le débat dépasse le terrain. Il est temps que les autorités du pays, et la plus haute institution du football gabonais, la Fegafoot, misent pleinement sur la formation. Non pas dans les discours, mais dans les actes.
Cela passe d'abord par des infrastructures modernes et adaptées : terrains de qualité, centres de formation dignes de ce nom, équipements accessibles aux jeunes de Libreville comme de l'intérieur du pays. Cela passe ensuite par des éducateurs formés et valorisés, un suivi régulier des catégories de jeunes, des compétitions nationales structurées dès le plus jeune âge, et un calendrier de rencontres internationales qui ne soit pas une exception, mais une habitude.
Les grandes nations du football n'ont pas bâti leur succès sur un coup d'éclat. Elles l'ont construit patiemment, dans l'ombre des académies, avec une vision et une continuité que rien ne remplace.

Faire de Bakou un point de départ

Ce Mondial U15 ne doit pas être refermé comme une parenthèse douloureuse. Il peut être un diagnostic, et donc un point de départ. Les jeunes Panthères ont fait ce que l'on attendait d'eux : se battre, apprendre, représenter leur pays. À ceux qui dirigent le football gabonais de répondre à leur tour. Car le talent existe. Ce qui manque, c'est l'écrin pour le faire grandir.

Par J-B Dibala 

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