𝗢𝘆𝗲𝗺 : 𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗼𝗹𝗹é𝗴𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲 𝗱𝗲 13 𝗮𝗻𝘀 𝗮𝗳𝗳𝗶𝗿𝗺𝗲 𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 é𝘁é 𝗮𝗴𝗿𝗲𝘀𝘀é𝗲 𝘀𝗲𝘅𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗮𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝘃𝗶𝗻𝗴𝘁𝗮𝗶𝗻𝗲 𝗱'𝗵𝗼𝗺𝗺𝗲𝘀

𝗨𝗻𝗲 𝗳𝗮𝗺𝗶𝗹𝗹𝗲 𝗯𝗿𝗶𝘀é𝗲, 𝘂𝗻 𝗾𝘂𝗮𝗿𝘁𝗶𝗲𝗿 𝘀𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗵𝗼𝗰 𝗲𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗲𝗻𝗾𝘂ê𝘁𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗱𝗼𝗶𝘁 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 é𝘁𝗮𝗯𝗹𝗶𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗮𝗶𝘁𝘀

𝑶𝒚𝒆𝒎, 𝑾𝒐𝒍𝒆𝒖-𝑵𝒕𝒆𝒎, 𝒍𝒖𝒏𝒅𝒊 26 𝒐𝒄𝒕𝒐𝒃𝒓𝒆 2026

𝑫𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆 𝒈𝒓𝒂𝒏𝒅 𝒏𝒐𝒓𝒅 𝒅𝒖 𝑮𝒂𝒃𝒐𝒏, 𝒖𝒏𝒆 𝒂𝒇𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒅'𝒖𝒏𝒆 𝒈𝒓𝒂𝒗𝒊𝒕é 𝒆𝒙𝒄𝒆𝒑𝒕𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒃𝒐𝒖𝒍𝒆𝒗𝒆𝒓𝒔𝒆 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒍𝒍𝒆 𝒅'𝑶𝒚𝒆𝒎. 𝑼𝒏𝒆 𝒂𝒅𝒐𝒍𝒆𝒔𝒄𝒆𝒏𝒕𝒆 𝒅𝒆 13 𝒂𝒏𝒔, é𝒍è𝒗𝒆 𝒅𝒆 5𝒆, 𝒂𝒇𝒇𝒊𝒓𝒎𝒆 𝒂𝒗𝒐𝒊𝒓 𝒔𝒖𝒃𝒊 𝒑𝒆𝒏𝒅𝒂𝒏𝒕 𝒑𝒍𝒖𝒔𝒊𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒎𝒐𝒊𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒗𝒊𝒐𝒍𝒆𝒏𝒄𝒆𝒔 𝒔𝒆𝒙𝒖𝒆𝒍𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒓𝒕 𝒅'𝒖𝒏𝒆 𝒗𝒊𝒏𝒈𝒕𝒂𝒊𝒏𝒆 𝒅'𝒉𝒐𝒎𝒎𝒆𝒔 𝒂𝒅𝒖𝒍𝒕𝒆𝒔. 𝑪𝒆𝒔 𝒂𝒄𝒄𝒖𝒔𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔, 𝒈𝒓𝒂𝒗𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒏𝒐𝒏 𝒗é𝒓𝒊𝒇𝒊é𝒆𝒔 à 𝒄𝒆 𝒔𝒕𝒂𝒅𝒆, 𝒅𝒆𝒗𝒓𝒐𝒏𝒕 ê𝒕𝒓𝒆 𝒆𝒙𝒂𝒎𝒊𝒏é𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒂𝒖𝒕𝒐𝒓𝒊𝒕é𝒔 𝒋𝒖𝒅𝒊𝒄𝒊𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔.

Un secret gardé par peur

Selon son témoignage, recueilli par une consœur journaliste dans son quartier, les faits se seraient déroulés à des jours différents, sur une période de plusieurs mois. L'adolescente assure avoir d'abord gardé le silence, par crainte de la réaction de sa mère.
Samedi dernier, elle s'est finalement confiée. Sa mère aurait aussitôt entrepris des démarches pour faire la lumière sur cette affaire. Interrogée à son tour, la jeune fille aurait répondu à toutes les questions et cité plusieurs noms.

Des accusations qui doivent être vérifiées

Selon ses déclarations, les hommes cités appartiendraient à des milieux variés : chauffeurs de taxi, commerçants, boulangers, et même des agents de la garde républicaine. Plusieurs d'entre eux auraient été convoqués par des habitants du quartier, après qu'elle les a désignés.
Le nombre exact de personnes mises en cause n'est pas établi. Si l'adolescente évoque une vingtaine d'hommes, seule l'enquête pourra déterminer combien sont réellement visés et quelle serait la part de chacun. À ce stade, ces déclarations ne permettent d'établir aucune responsabilité individuelle. Elles ne sont, pour l'heure, que des accusations.

Dans l'attente des résultats médicaux

Un médecin s'est rendu au domicile de la famille le week-end dernier pour examiner la jeune fille. Les résultats de ces examens sont attendus ce lundi et pourraient orienter les investigations.

Protéger l'enfant, respecter le droit

Au-delà de l'émotion, cette affaire pose deux exigences. La première est la protection de la victime présumée : à 13 ans, elle doit bénéficier d'un accompagnement médical, psychologique et judiciaire, à l'abri de toute exposition. La seconde est le respect de la présomption d'innocence : désigner des personnes avant qu'une enquête n'ait établi les faits expose à des erreurs et à des violences de vengeance, quelle que soit la gravité des accusations.
Il appartient désormais aux autorités compétentes d'ouvrir une enquête rigoureuse, de recueillir la parole de l'enfant dans des conditions adaptées à son âge, de sécuriser les éléments médicaux, et de déterminer, sans précipitation ni complaisance, ce qui s'est réellement passé.

Par Fredhérick EBIE EVOUNA 

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