𝗚𝗮𝗯𝗼𝗻 : 𝘃𝗶𝗲 𝗰𝗵è𝗿𝗲, 𝗹𝗮 𝘀𝗼𝗰𝗶é𝘁é 𝗰𝗶𝘃𝗶𝗹𝗲 𝗿é𝗰𝗹𝗮𝗺𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗺𝗲𝘀𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝗰𝗿è𝘁𝗲𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘀𝗼𝘂𝗹𝗮𝗴𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗺é𝗻𝗮𝗴𝗲𝘀


𝗙𝗮𝗰𝗲 à 𝗹’é𝗿𝗼𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗽𝗼𝘂𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗱’𝗮𝗰𝗵𝗮𝘁, 𝗣𝗶𝗲𝗿𝗿𝗲 𝗠𝗶𝗻𝘁𝘀𝗮, 𝗚𝗶𝘀𝗹𝗮𝗶𝗻 𝗠𝗮𝗹𝗮𝗻𝗱𝗮 𝗲𝘁 𝗚𝗮𝘀𝘁𝗼𝗻 𝗠𝗶𝗱𝗼𝘂𝗻𝗴𝗮𝗻𝗶 𝗮𝗽𝗽𝗲𝗹𝗹𝗲𝗻𝘁 à 𝗿𝗲𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗹’𝘂𝘁𝗶𝗹𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝘀𝘂𝗯𝘃𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗲𝘁 à 𝗿𝗲𝗻𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲𝗿 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗲𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹𝗲. 𝗦𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗽𝗹𝗮𝘁𝗲𝗮𝘂 𝘀𝗽é𝗰𝗶𝗮𝗹 𝗱𝗲 𝗚𝗮𝗯𝗼𝗻 𝟭è𝗿𝗲, 𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝘃𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗼𝗻𝘁 𝗺𝗶𝘀 𝗲𝗻 𝗹𝘂𝗺𝗶è𝗿𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗿é𝗮𝗹𝗶𝘁é : 𝗱𝗲𝗿𝗿𝗶è𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝗵𝗮𝘂𝘀𝘀𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗶𝘅, 𝗰𝗲 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗶𝗻é𝗴𝗮𝗹𝗶𝘁é𝘀 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝗿𝗲𝗻𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗾𝘂𝗼𝘁𝗶𝗱𝗶𝗲𝗻 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝗺𝗯𝗿𝗲𝘂𝘅 𝗚𝗮𝗯𝗼𝗻𝗮𝗶𝘀 𝘁𝗼𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱𝗶𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗹𝗲.

Au Gabon, faire les courses, payer le transport ou se procurer des médicaments relève parfois d’un véritable exercice d’équilibre. Pour les familles aux revenus modestes, chaque dépense compte et chaque hausse de prix fragilise davantage un budget déjà serré. Face à cette situation, trois acteurs de la société civile ont interpellé les pouvoirs publics sur l’efficacité des mesures destinées à protéger les populations.

Des inégalités face à la vie chère

Pour Pierre Mintsa, la difficulté ne réside pas seulement dans l’augmentation des prix, mais aussi dans les disparités de revenus et les avantages dont bénéficient certaines catégories de responsables.
« Quand moi, Pierre Mintsa, je ressens la vie chère, c’est parce que je vis avec mon salaire », a-t-il expliqué, dénonçant le contraste entre les citoyens qui assument seuls leurs dépenses et ceux qui bénéficient de prises en charge professionnelles, notamment pour le carburant.

De son côté, Gislain Malanda a attiré l’attention sur les difficultés d’accès aux produits de première nécessité, aux transports, à l’eau potable et à l’électricité. La crise du carburant a également ravivé ses interrogations sur l’efficacité des subventions publiques.

« À qui profite la subvention ? », s’est-il interrogé, appelant à examiner si ces aides soulagent réellement les ménages les plus modestes.

Subventions et protection sociale : deux leviers à revoir

Gaston Midoungani a, pour sa part, insisté sur le poids des inégalités dans le quotidien des populations. « Ceux qui souffrent, ce sont ceux qui n’ont pas suffisamment de moyens », a-t-il affirmé, évoquant les travailleurs qui peinent à financer leurs déplacements et les parents confrontés aux dépenses alimentaires de leurs enfants.

Parmi ses propositions figure la suppression des cartes de carburant accordées dans les ministères et les entreprises, afin de réexaminer certains avantages au regard des difficultés vécues par les ménages.

L’intervenant a également appelé au respect des obligations financières envers la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). Selon lui, le reversement effectif des cotisations prélevées est indispensable au bon fonctionnement de cet organisme et à la continuité des prestations, notamment pour l’accès aux médicaments et aux soins.

Des propositions qui attendent des réponses

Réorienter les subventions vers des secteurs essentiels, soutenir les transports collectifs et préserver l’accès aux soins : les pistes avancées sur le plateau spécial de Gabon 1ère traduisent une même préoccupation, celle de rendre les politiques publiques plus efficaces et plus équitables.

Leur mise en œuvre nécessiterait toutefois des évaluations précises, des arbitrages budgétaires et des mécanismes de contrôle transparents.
Car derrière le débat sur les subventions et les dépenses publiques, une réalité demeure : des familles doivent chaque jour choisir entre plusieurs besoins
 essentiels. Pour elles, la lutte contre la vie chère ne peut se limiter aux annonces. Elle doit se traduire par un soulagement concret du panier de la ménagère, des dépenses de transport et de l’accès aux soins.

Au-delà des constats, l’attente est désormais claire : faire de la protection du pouvoir d’achat une priorité qui se mesure dans la vie quotidienne des Gabonais.

Par Fredhérick EBIE EVOUNA Tel : 077410903

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