𝗟𝗶𝗯𝗿𝗲𝘃𝗶𝗹𝗹𝗲 : 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗶𝗿𝗶𝗲 𝗽𝗮𝗿𝘁 𝗲𝗻 𝗴𝘂𝗲𝗿𝗿𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗿𝘂𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗶𝗿𝗿é𝗴𝘂𝗹𝗶è𝗿𝗲𝘀

𝗟𝗮 𝗺𝘂𝗻𝗶𝗰𝗶𝗽𝗮𝗹𝗶𝘁é 𝗮𝗻𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲 𝗹𝗲 𝗱é𝗽𝗹𝗼𝗶𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗵𝗮𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝗯𝗿𝗶𝗴𝗮𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿ô𝗹𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹'𝗲𝗻𝘀𝗲𝗺𝗯𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗲. 𝘀 𝗶𝗻𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗿𝘂𝗰𝘁𝗶𝗯𝗹𝗲𝘀 : 𝗻𝘂𝗹 𝗻𝗲 𝗱𝗲𝘃𝗿𝗮𝗶𝘁 é𝗰𝗵𝗮𝗽𝗽𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝘃é𝗿𝗶𝗳𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀.
Libreville, 19 octobre 2026
Dans une capitale où les constructions poussent parfois plus vite que les règles censées les encadrer, la mairie de Libreville change de ton. Dans un communiqué daté de ce lundi, le maire, Eugène Mba, annonce le lancement imminent d'une vaste opération de « normalisation » du domaine communal, destinée à faire respecter les règles d'urbanisme et à reprendre la main sur l'occupation de l'espace public.

Des brigades sur le terrain

Concrètement, des équipes munies d'ordres de mission seront déployées dans toute la commune. Leur tâche : inspecter les chantiers en cours comme les bâtisses récemment sorties de terre, afin de s'assurer qu'elles respectent les exigences administratives et urbanistiques.
Particuliers comme opérateurs économiques devront être en mesure de produire les documents relatifs à leurs sites, au premier rang desquels une autorisation de construire en cours de validité. La mairie rappelle que tout projet de construction requiert un permis de construire, et que toute démolition doit elle aussi être précédée d'un permis de démolir.

Le message est sans équivoque : les constructions en infraction s'exposent à des sanctions, qui peuvent aller jusqu'à la démolition, dans les conditions prévues par la réglementation.

Bassins versants, servitudes, zones inconstructibles

La municipalité cible en priorité les occupations jugées les plus sensibles : les bassins versants, les servitudes, le domaine public communal et les zones officiellement déclarées inconstructibles. Elle entend à la fois prévenir de nouvelles installations et faire cesser celles qui existent déjà en dehors de tout cadre légal.

Le domaine public sous surveillance

L'opération ne se limitera pas aux chantiers. La mairie compte aussi passer au crible l'occupation temporaire du domaine public communal : vérifier les autorisations, régulariser les situations qui peuvent l'être et recouvrer, par les voies légales, les redevances dues.
Autre volet annoncé : le recensement des constructions dites « fantômes » sur les façades de la ville, afin d'identifier celles qui nécessiteraient une vérification ou une mise en conformité.

Un cadre légal invoqué

Pour justifier sa démarche, le maire s'appuie sur les textes encadrant la décentralisation et l'urbanisme. Le communiqué cite notamment la loi organique n° 001-2014 du 15 juin 2015 et l'ordonnance n° 6-2012 du 13 février 2012.
Derrière l'argument juridique se dessine un enjeu à la fois urbain et sécuritaire. Dans une capitale confrontée à de réels défis de maîtrise du bâti et de gestion de l'espace public, la municipalité affirme vouloir bâtir un environnement plus sûr et mieux organisé.

Des questions encore en suspens

Reste à savoir comment l'opération se déroulera sur le terrain. Le communiqué ne précise ni le calendrier exact des contrôles, ni les modalités de régularisation offertes aux occupants en situation irrégulière, ni la manière dont les sanctions seront concrètement appliquées. Autant de points qui pèseront sur l'accueil réservé à l'initiative par les Librevillois, dont beaucoup attendront de voir si la fermeté annoncée s'accompagnera de pédagogie et d'équité.
Une chose est sûre : en faisant du respect des règles d'urbanisme une exigence centrale, la mairie de Libreville affiche sa volonté de redessiner, par la règle, le visage de la capitale gabonaise.

Par Fredhérick EBIE EVOUNA Tel : 077410903

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